| |
Désormais basé à Berlin, le groupe De/Vision est composé de 2 membres, Thomas Adam et Steffen Keth. Assez souvent considérés comme les ‘Depeche Mode’ allemands, ils se démarquent désormais de ces "grands frères" grâce une sonorité propre depuis l’album Monosex [1998] qui marque sans conteste un tournant dans leur carrière. D/V est relativement méconnu dans l’hexagone, pourtant, ils font partie des plus grands leaders de la scène SynthPop et bénéficient d’une popularité certaine dans l’est de l’Europe.
Leur musique est avant tout électronique, mélodique, symphonique et souvent très rythmée.
Ils définissent leur style musical : Progressive Pop.
Originaire de la ville de Darmstadt en Allemagne, le groupe comptait 4 membres à sa création en Juillet 1988:
Thomas Adam et Steffen Keth, mais egalement Markus Ganßert et Stefan Blender.
Un autre acteur, Lorenz Macke a aussi une place importante dans le groupe, il s’agit de leur manager qui les accompagnera durant une grande partie de leur carrière.
Aucun membre du groupe n’a, à l’origine, de connaissance musicale pure, néanmoins l’orientation du groupe est déterminée dès sa création : faire de la musique à l’aide de machines qu’ils definissent comme de la "soft techno".
Leurs premières prestations ont lieu à Darmstadt même, où leur première cassette de démo live at the golden krone sera enregistrée. Ils auto-produisent ensuite leur premier single, le titre culte Your hands on my skin, rare pièce vinyle du groupe. Ils ne sont alors plus que 3 étant donné que Stefan Blender a déjà quitté le navire. Ayant des difficultés à trouver une maison de disque, ils finissent par investir pour fonder leur propre label : SPR. Un second single est ensuite réalisé, cette fois-ci, sous forme de Maxi Cd : Boy on the street. Parallèlement, ils entament un grand nombre de concerts en Allemagne, faisant la première partie des groupes 'Die Krupps', 'Psyche' et 'Camouflage'.
Le succès commence à se faire sentir, et le groupe finit par signer avec le Label Strange ways record en 1993. Cette coopération permet la sortie du MCD single Try to forget qui devient le premier hit du groupe. Peu de temps après, De/Vision sort son premier album World without end qui enchante les premiers fans du groupe, mais moins les critiques spécialisés qui ne voient en D/V qu’une simple copie de 'Depeche Mode'. En 1995 vient la sortie du second album du groupe Unversed in love qui innove relativement peu, restant dans la continuité du premier. Cet album présente néanmoins de très belles chansons assez douces, telles que Dress me when I bleed, Moments we shared ou encore Blue moon.
Pour combler les fans, ils sortent ensuite Antiquity qui compile un certain nombre d’unreleased tracks, puis un box CD+VHS Live moments we shared immortalisant la tournée.
1996 est une année marquante avec la sortie de Fairyland ?. Cet album semble à part dans la discographie de De/Vision grâce à ses sonorités presque enfantines qui sont omniprésentes tout au long de l’album. Ces sonorités cachent des paroles beaucoup plus sombres, il y a parfois un réel contraste entre la musique et les paroles. Cet album remporte un franc succès et se démarque d’avantage des 3 précédents. Le single I regret devient alors un des grands classiques du groupe. La version single de ce titre diffère de la version album, moins douce, une sorte de prémice au futur album Monosex. Le succès de Fairyland ? leur permet de signer avec une maison de disque plus grande, WEA. Comme pour la précédente tournée, un BOX CD+DVD, Fairylive arrivera peu après en 1997.
Monosex sort alors en 1998 sous ce label. Cet album est celui qui définit les bases de De/Vision tel qu’il est aujourd’hui, un peu comme s'il y avait une forme d’avant/après Monosex. Chaque titre de cet album dégage une personnalité forte, et il est très difficile de voir un titre phare tant chaque morceau forme un pilier à cet édifice. On y trouve des titres mélancoliques comme Drifter ou Back in my life, des titres dance floor tels que Slave to passion ou Hear me calling, mais surtout des titres aux mélodies entêtantes: Deliver me, New drug et Strange affection, des chansons qui se démarqueront en live. A noter, qu’à compter de la tournée de cet album, le groupe se retrouve accompagné d’un guitariste sur scène, Lars Baumgardt, ce qui ajoute une force supplémentaire à de nombreux titres.
A la fin de cette année, sort l’album ZEHN qui clôt le contrat avec la précédente maison de disque Strange ways record. Marquant les 10 ans du groupe, il fait office de best of de leur début de carrière. Une tournée suivra également pour la sortie de ce best of.
Le successeur de Monosex, VOID, se démarque par des sonorités + agressives qu’à l’accoutumée, présentant des beats plus lourds, des titres plus rocks, avec la présence de guitares sur de nombreux titres : Re-invent yourself, Foreigner, Freedom… Il sortira en 2000 à nouveau chez WEA.
La voix de Steffen se voit d’avantage modifiée sur la majorité des titres, donnant un aspect plus froid à l’atmosphère de cet album. VOID présente des titres assez sombres comme give in ou hope won’t die qui amplifient encore l’aspect froid de cet album. Celui-ci décevra d’ailleurs certains fans de la première heure troublés par ces changements. Il en sera de même lors du VOID tour où, pour la première fois, le groupe sera complété sur scène par un batteur, Achim Färber, ce qui en déroutera plus d’un.
L’année 2000 est également le théâtre de nombreuses difficultés. WEA ne renouvelle pas son contrat avec le groupe. Mais surtout, cette année est marquée par le départ de Markus Ganßert. Son départ du groupe est justifié par des divergences artistiques avec Steffen et Thomas, ces derniers ne désirant pas céder à la volonté de Markus qui souhaitait faire de la musique plus pop. Il est possible qu’il y ait eu autre chose que des divergences artistiques, néanmoins le groupe ne s’est jamais beaucoup étendu sur le sujet. D'après certaines interviews, nous savons que si Thomas a pu conserver des liens avec Markus, en revanche, Steffen et Markus ne se sont plus jamais adressé la parole depuis cette séparation.
Parallèlement, Steffen collabore avec le groupe 'Greencourt', avec le single shining qui parvient à être numéro 1 des charts dancefloor en Allemagne. Ils renouvelleront cette coopération avec un 2eme single take my breath away qui n’aura, par contre, pas le même succès.
Après différentes négociations, De/Vision signe avec la maison de disque Drakkar. Ils ne sont désormais plus que 2, Steffen et Thomas, ce qui inspirera le titre du futur opus à sortir en 2001 : l’album Two.
Two se voit plus introspectif, arrivant à la suite de nombreux tracas : le départ de Markus, la perte du contrat avec WEA, un précédent album qui n’a pas fait l’unanimité, mais aussi des soucis personnels, notamment de santé pour le chanteur, qui retardent le processus de réalisation. C'est un album beaucoup plus doux dans sa globalité qui en ressort, avec de nombreuse balades, le chant de Steffen se fait beaucoup + clair avec une voix très peu modifiée contrairement a ce qui avait été fait avec VOID. Il en sortira malgré tout quelques titres plus péchus comme Blindness, ou Uncaring machine.
Peu avant la sortie de Two, De/Vision organise un special event en collaboration avec la chaîne de télé VIVA 2, sous forme d’un unique concert pour la première fois complètement acoustique. Thomas et Steffen seront alors à nouveau accompagnés de Lars à la guitare sèche, Achim à la batterie, et Josef Bach [qui sera le producteur de l'album suivant] au piano. Ce concert sera immortalisé sous forme de CD en 2002 puis en DVD en 2004.
Outre cet album Unplugged, 2002 voit aussi la sortie du double album Live 95&96 qui réédite les 2 précédents lives [Live moments we shared et Fairylive], difficilement trouvables dans leurs anciennes éditions.
Toujours durant cette année, vient l’album Remixed où un bon nombre de leurs premiers titres sont remixés par José Alvarez-Brill [JAB]. Certaines de ces versions viendront remplacer les originales en live, notamment pour I regret ou encore Moments we shared. Une édition limitée double cd proposera des remixes faits par d’autres artistes comme 'Beborn Beton', 'Psyche', 'Colony 5', 'T.o.y' ou encore 'Chandeen'.
Début janvier 2003 sort enfin le tant attendu nouvel opus du duo après une année 2002 riche en sorties mais n’offrant pas de grandes nouveautés. Il se nommera Devolution, toujours chez Drakkar.
Il offre une approche plus électronique que son prédécesseur, tout en conservant ce coté doux que l’on pouvait trouver à l’ecoute de Two. Il commence pourtant étrangement par un titre plutôt dur, Sadness. L’album est globalement homogène, seule la chanson Digital dream semble se démarquer de l'ensemble de l’album. Le chant de Steffen se fait parfois clair comme sur le très beau titre A new dawn, parfois vocoderisé comme sur Drifting sideways ou encore Far too deep.
La tournée qui s’en suit est un franc succès auprès des fans, et il est alors décidé de sortir un nouvel album live.
L’été 2003 marque une séparation importante avec le manager qui les a accompagné depuis le début, Lorenz Mäcke, car selon les 2 parties une vision commune pour la suite n’était pas envisageable.
Sorti en 2004 chez Drakkar 6 Feet underground est une vraie surprise, il innove et impressionne beaucoup grâce à une tracklist très diversifiée. Il a de nombreux points communs avec Monosex, et presque chaque titre a le potentiel d'un single. L'album est très varié : on passe de compos aux mélodies imparables comme Aimee, I'm not enough à des titres tres lents comme 6 feet underground, You are the one, tout en passant par des chansons + expérimentales avec Take me over ou Beside you.
La tournée de 6 feet apporte une dimension plus spectaculaire encore aux titres de l'album, la composition des chansons semblant de plus en plus étudiée dans cette optique.
Néanmoins à la fin de la tournée, Achim Färber décide d'abandonner son rôle de batteur live.
Subkutan, sort à nouveau chez Drakkar début 2006. Ce nouvel album de D/V reste dans la lignée de 6 feet underground, il est néanmoins beaucoup plus homogène que ce dernier. A part les titres quasi instrumentaux que sont Subtronic et E-Shock qui sont assez pechu, l'album présente des titres très lents, c'est probablement l'album le plus lent de De/Vision d'ailleurs. Malgré son homogénéité, de nombreux titres se demarquent: Addict plus explosive que les autres, My own worst enemy au refrain entetant et In dir deuxiemme chanson en allemand du groupe depuis Endlose Träume en 1995. Il est difficile de mettre un accent sur quelques titres de l'album, tous sont tres bons et font de Subkutan un de leurs albums les plus aboutis même si certains pourraient lui reprocher son côté mou et très éloigné de leur style d'antan.
Ce côté lent ressortira beaucoup moins en live, la plupart des titres de Subkutan étant beaucoup Plus énergique en concert avec la présence de Lars à la guitare et de Markus Köstner qui remplace parfaitement Achim à la batterie.
Fin 2006 voit l'arrivée du Best Of :
Ce best of, est constitué uniquement de titres de la période Monosex à Subkutan.
Si l'on peut noter l’absence assez notoire de titres comme New drug ou I’m not enough, la majeure partie de leurs grands titres est présente comme Digital dream, Foreigner, Aimee, Strange affection.
La version limitée comporte un deuxiemme CD avec une sélection de leurs meilleurs remixes [par 'Mesh', 'JAB', 'T.O.Y.' entre autres] mais aussi des remixes inédits. Pour les fans[ayant déjà tout], le plus intéressant restera la présence de l'inédite Love will find a way sur le CD1, mais aussi Breathless sur le CD2 qui n'était présente que sur la compilation goth Schattenreich vol.3.
Ce best of conclut une période, mais ne conclut pas leur carrière, La suite arrive !
Le dernier album en date est NOOB, toujours sous le label Drakkar et sort pendant le dernier trimestre de 2007. Il sera produit par Josef Bach et Arne Schumann avec lesquels ils travaillent déjà à la prod depuis 6 feet underground, signe d'une certaine harmonie entre ces différents protagonistes. Une particularité de cet album est que pour la première fois Schumann & Bach ont écrit une partie des chansons pour D/V. Ce qui en ressort est un album trés bien ficelé se demarquant de 6 feet underground et Subkutan en étant finalement plus typé synthpop que ces prédécesseurs avec un son façon 80's tout en gardant une certaine originalité. L'ensemble des titres est assez rythmé, parfois même dansant [Flavour of the week, Life is suffering]. On retiendra aussi un Deep blue planant, des chansons comme The far side of the moon ou encore What you deserve avec leurs airs enivrants. Ce dernier album est un réel succès pour D/V, plaisant à la fois aux fans old school de D/V et aux fans actuels.
Peu après la sortie de l'album, le groupe entame sa tournée pour NOOB en Allemagne toujours accompagnés de Lars Baumgardt et Markus Köstner. La dernière date de la tournée allemande aura lieu à Berlin où la performance sera filmée entièrement [néanmoins aucune sortie de DVD n'est envisagée pour le moment]. Suite au succès de NOOB, De/Vision est désormais en tournée internationale mais cette fois-ci uniquement à 2, les lives étant exclusivement électroniques.
En mai 2008 le groupe organise un concert spécial pour ses 20 ans de carrière à Berlin. Ils y joueront un set entièrement électronique avec des titres qu'ils n'avaient plus joué depuis des années comme Free from cares, Take me to the time, ou encore Call my name, mais également des grands classiques comme Try to forget, Your hands on my skin et des chansons plus récentes telles que New drug, Digital dream ou Aimee. Actuellement la tournée NOOB continue, D/V est déjà passé en France [pour la premiere fois depuis 2001] à Lyon et repassera par Paris en septembre 2008 pour l'évènement de la rentrée à ne pas rater: L'electro night live. |
|